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Personnaliser vos sites SharePoint 2013 avec le Client Side Rendering (CSR) et le JS Link

Introduction

Effectuer des personnalisations dans l’interface utilisateur de SharePoint a toujours été un défi pour bien des développeurs. Dans les versions 2007 et 2010, on utilisait majoritairement le XSLT pour faire des personnalisations bien que c’était relativement complexe à s’y familiariser. D’autres utilisaient des WebParts de type Éditeur de contenu pour effectuer des modifications JavaScript directement dans une page et dans ce cas la difficulté est de trouver une « poignée » pour appliquer les modifications sur un élément précis. La fonctionnalité JSLink est arrivé dans SharePoint 2013 pour simplifier la vie aux développeurs en leur permettant de faire des personnalisations avec des langages qu’ils connaissent déjà : HTML, JavaScript et CSS. Grâce à cette fonctionnalité, on peut contrôler via un fichier JavaScript le rendu visuelle des éléments suivant :

  • Champ
  • Élément
  • Formulaire de liste
  • Vue
  • WebPart

XSL/XSLT vs Client Side Rendering

Le tableau ici-bas résume bien les différences entre les deux fonctionnalités :

XSL/XSLT Client Side Rendering
Performance
  • Plus rapide lorsqu’il y a un grand nombre d’éléments à afficher.
  • Aucune charge additionnel dans le navigateur.
  • Plus lent lorsqu’il y a un grand nombre d’éléments à afficher.
  • La vitesse du navigateur client peut avoir un impact sur la performance.
  • Réduit la charge du serveur.
Complexité
  • Langage complexe à apprendre initialement.
  • Difficile à déboguer (Souvent par essaie-erreur).
  • Temps de développement plus grand.
  • Facile de déboguer du JavaScript, HTML et CSS avec les navigateurs modernes.
  • Temps de développement réduit.
Flexibilité
  • Limité aux fonctions XSLT 1.0 pour SharePoint 2010 et 2013.
  • Limité pour faire un rendu visuel complexe.
  • Très efficace pour faire des opérations coûteuse (ex : Count dans une vue).
  • Permet de cibler les personnalisations sur une vue, un champ, une WebPart, etc…
  • Possibilité d’utiliser des plugins (ex : JQuery).
  • Très adapté pour faire un rendu visuel complexe.
  • Inefficace pour faire des opérations coûteuses (ex : Count dans une vue).
Compatibilité
  • Indépendant du navigateur.
  • Supporté dans SP2010 et SP2013.
  • Fonctionne même si le JavaScript est désactivé dans le navigateur.
  • Génère du contenu statique qui est bien interprété par les robots d’indexation.
  • Adapté pour des sites publiques.
  • Dépendant du navigateur.
  • Supporté dans SP2010 et SP2013
  • Requiert que le JavaScript soir activé dans le navigateur.
  • Génère du contenu dynamique qui n’est pas bien interprété par les robots d’indexation.
  • Non-adapté pour des sites publiques.

Comment configurer le JSLink?

Pour référencer vos fichiers dans la propriété JSLink vous pouvez spécifier un jeton de remplacement (Token) ainsi qu’un séparateur (|) si vous avez plusieurs fichiers.

Les jetons disponibles sont les suivants :

  • ~site : correspond au URL du site Web courant.
  • ~sitecollection : correspond au URL de la collection de site parent du site Web courant.
  • ~layouts : correspond au dossier « _layouts/15 » de la web application.
  • ~sitelayouts – correspond au dossier layouts du site courant (ex : site/monsite/monsoussite/_layouts/15).
  • ~sitecollectionlayouts : correspond au dossier layouts de la collection de site courante (Ex:  /sites/monsite/_layouts/15).
  • ~sitelayouts – correspond au dossier layouts du site courant (Ex: /site/monsite/monsoussite/_layouts/15).

En utilisant ces jetons avec le séparateur on peut donc référencer plusieurs fichiers de scripts dans le JSLink.

Ex : ~site/style library/­monScript1.js|~sitecollection/style library/monScript2.js.

On peut spécifier la propriété JSLink en utilisant ces méthodes :

  • PowerShell
  • Code serveur C#/VB en utilisant l’API
  • Code serveur déclaratif XML
  • Interface utilisateur

Pour simplifier ce billet, je vous propose la méthode utilisant l’interface utilisateur :

jslink_link

Pour plus de détail sur les autres méthodes permettant de spécifier la propriété JSLink, je vous recommande le billet de Tobias Zimmergren.

Fonctionnement technique

À l’intérieur de ces fichiers, le JavaScript est utilisé pour « overrider » :

  • la manière dont les données sont affichés
  • le contenu à afficher

Voici un exemple de code permettant de modifier la valeur d’un champ dans une vue :

// Créer un namespace pour la fonction afin d'éviter des collisions avec les autres fonctions
var sharepointerie = sharepointerie || {};

(sharepointerie.CustomizeFieldRendering = function () {

// Initialise les variables pour overrider les objets
 var overrideCtx = {};
 overrideCtx.Templates = {};

 /*
 * Force la valeur "SharePointerie" dans le titre de tous les éléments.
 */
 overrideCtx.Templates.Fields = {
 'LinkTitle': { 'View' : 'SharePointerie' }
 };

 /*
 * Enregistre l'override du template.
 */
 SPClientTemplates.TemplateManager.RegisterTemplateOverrides(overrideCtx);
})();

Techniquement, on construit un objet qui sera ensuite utilisé afin d’enregistrer l’override du template. L’objet « overrideCtx » peut ensuite interagir avec ces propriétés :

  • View
  • Header
  • Body
  • Footer
  • Group
  • Item
  • Fields
  • OnPreRender
  • OnPostRender

Dans l’exemple on utilise la propriété Fields avec ce format :

overrideCtx.Templates.Fields = {NomDuChamp: {Porté : Override}}

  • NomDuChamp : Le nom interne du champ que l’on veut overrider.
  • Porté : Les choix possibles « View », »DisplayForm », »EditForm », et « NewForm » permettent de spécifier l’endroit ou l’on veut faire l’override.
  • Override : Contient une chaîne HTML ou une fonction à exécuter à l’intérieur de tags « <#= #> ».

Résultat (avant l’ajout du CSR) :

jslink_technique_avant

Résultat (après l’ajout du CSR) :

jslink_technique_apres

Des exemples concrets

1) Limiter la taille du texte dans le champ « Corps » d’une liste d’annonces

Cet exemple de code, réalisé par Muawiyah Shannak, permet d’afficher un résumé du corps d’une annonce et d’afficher la version intégrale dans une infobulle.

Pour déployer la solution :

  1. Télécharger le fichier CSR.
  2. Ajouter le fichier sous /Style Library/.
  3. Créer une liste de type Annonces
  4. Créer ou modifier une vue afin d’afficher le champ Corps.
  5. Modifier la page contenant la List View WebPart.
  6. Aller dans les propriétés de la WebPart et ajouter le fichier JSLink (~sitecollection/Style%20Library/SubstringLongText.js) dans la propriété Lien Js (JSLink) sous l’onglet Divers
  7. Cliquer sur Appliquer et quitter l’édition de la page.

Résultat (avant l’ajout du CSR) :

jslink_limite_texte_avant

Résultat (après l’ajout du CSR) :

jslink_limite_texte_apres

2) Ajouter des onglets dans un formulaire

Cet exemple de code, réalisé par Muawiyah Shannak, permet d’utiliser JQuery Tabs pour afficher des onglets dans un formulaire.

Pour déployer la solution :

  1. Télécharger le fichier CSR.
  2. Ajouter le fichier sous /Style Library/.
  3. Créer une liste personnalisé
  4. Ajouter des colonnes à la liste
  5. Modifier l’objet tabsObj selon vos besoin.
  6. Créer une nouvelle vue contenant le champ Lien
  7. Modifier les pages « newform » et « editform » de la liste
  8. Aller dans les propriétés de la WebPart et ajouter le fichier JSLink (~sitecollection/Style%20Library/Tabs.js) dans la propriété Lien Js (JSLink) sous l’onglet Divers
  9. Cliquer sur Appliquer et quitter l’édition de la page.

Résultat (avant l’ajout du CSR) :

jslink_tabs_avant

Résultat (après l’ajout du CSR) :

jslink_tabs_apres

Points à faire attention

  • Il peut y avoir des conflits avec le CSR si vous utilisez la fonctionnalité « Minimal download strategy ». Pour corriger ce problème consulter ce billet.
  • Le code de vos fonctions CSR ne devrait pas être défini dans le Namespace globale.
  • Le nom interne des colonnes est utilisé dans le code JavaScript des fonctions CSR alors favoriser des noms de colonnes sans espaces et sans caractères accentués.
  • Le CSR, contrairement au XSLT, dépend du navigateur alors assurez-vous de tester dans plusieurs navigateurs.

Conclusion

Pour conclure, le CSR comporte plusieurs avantages au niveau de la flexibilité et de la complexité comparativement au XSLT. Cependant, il vient aussi avec certaines lacunes en lien avec la performance et la compatibilité. Il y a donc énormément de potentiel à utiliser le CSR pour vos personnalisations (Validations, AJAX, etc…) mais comme il y a des limitations, je crois que le XSLT va continuer d’exister en parallèle. Je vous invite donc à l’essayer et à me donner vos commentaires!

Références

Voici quelques liens pour approfondir vos connaissance sur le CSR / JSLink.

Exemples de codes CSR réalisé par Muawiyah Shannak

Perfomance de l’utilisation du CSR via le JSLink

5 faits concernant l’utilisation du JSLink

Comment : personnaliser un type de champ à l’aide de rendu côté client

Comment : personnaliser le mode Liste dans les apps pour SharePoint à l’aide du rendu côté client

Introduction au CSR par Ross Bradbrook

Bon point de départ sur l’utilisation de l’API CSR

Pourquoi est-il impossible d’ajouter certaines Apps à partir du SharePoint Store ?

Introduction

Nous avons récemment configuré le Service de gestion des applications chez un de nos clients pour permettre l’ajout d’applications (« Apps ») dans un site de développement. Cependant, certaines Apps étaient grisées et impossible à ajouter dans un site.

Exemple  :

AppStoreGreyedApps

 

Lors du clic sur une des Apps grisées on obtient le message « Désolé… votre serveur ne prend pas en charge cette application« .

Fonctionnalité des points de terminaisons

Après quelque recherches, j’ai trouvé sur le site de MSDN que certaines Apps par défaut ne sont pas disponibles (grisées et non mises en vente) car elles sont incompatibles avec la plupart des sites. J’ai donc activé la fonctionnalité des points de terminaisons sur la Web App. Malgré cela, les mêmes Apps n’étaient toujours pas disponibles.

Dépendances des applications de services

Puisque seulement certaines Apps étaient grisées, on s’est questionné à savoir s’ils n’y aurait pas de dépendances à d’autres applications de services.

L’article sur les dépendance d’application de MSDN montre qu’il est possible de définir des dépendances sur des Apps afin quelles ne soient pas disponible si un ou plusieurs services applicatifs ne sont pas installés sur la ferme.

Une Apps pourrait donc avoir une dépendances sur de ces services applicatifs :

  • Access Services 2010
  • Access Services
  • Service web de métadonnées gérées
  • Services PowerPoint
  • etc…

Maintenant, comment savoir si une Apps à des dépendances?

Il est possible de regarder le trafic réseau en utilisant un logiciel comme Fiddler. Il suffit de récupérer la balise AppPrerequistes dans la réponse JSON lorsque vous affichez la page de détails de l’Apps dans le magasin.

Lorsque vous regardez le trafic réseau sur la page de détails de votre Apps, trouver un URL commençant par « /_layouts/15/storefront.aspx?task=GetAppDetails[…]&appid=[app id] et à l’intérieur de la réponse JSON pour cette demande, regardez la valeur des dépendances de l’Apps.

Vous verrez alors un GUID sous la propriété ID :

<AppPrerequisites>

<AppPrerequisite Type= »Capability » ID= »{CDD8F991-B459-4512-8048-03D5A03FF27E} » MinimumVersion= »15.0.0.0" />

</ AppPrerequisites>

Ensuite sur le site de MSDN vous aurez la correspondances pour chacun de ces GUID afin de déterminer quel service applicatif il vous manque.

Dans notre cas, puisque certaine Apps grisées n’avaient pas de dépendances, cela nous a mené à conclure qu’il ne s’agissait pas réellement d’une dépendance manquante.

Localisation des applications pour le SharePoint Store

Ensuite, un de mes collègues à eu la bonne idée de vérifier les modules linguistiques (« Languages Packs ») installés. Dans notre cas, seulement le module linguistique en français avait été installé.

Lorsque vous spécifiez une localisation pour une Apps, vous spécifié les langues que l’application prend en charge. Si vous choisissez de localiser l’application à « en-US », seuls les clients ayant SharePoint en anglais ou ayant le pack de langue anglais pourront ajouter / acheter l’application.

Une fois le module linguistique anglais installés sur notre ferme, il était maintenant possible de télécharger toutes les Apps.

Conclusion

Finalement, une Apps peut être grisée pour plusieurs raisons : les points de terminaisons ne sont pas configurés, il y a dépendances des applications de services ou un module linguistique est manquant. Dans notre cas, ce problème aurait pu être évité si l’installation du SharePoint aurait été fait à partir de la version Anglaise et que par la suite on aurait ajouté le module linguistique Français. La majorité des Apps sont publié en Anglais seulement alors je vous recommande fortement d’installer au moins le module linguistique Anglais.